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Qu'est ce que l'EMDR?:

le diaporama présente la technique EMDR dans tous ses aspects : qu'est-ce que le traumatisme, le mode d'action de l'EMDR, les symptômes d'un traumatisme,  le déroulement d'une séance.
 le diaporama est suivi du texte écrit intégral de cette présentation.

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 Aperçu de séance : 
"EMDR pour guérir de l'angoisse"

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Praticien certifié E.M.D.R. : cliquez ici
 

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E M D R 
 Pour guérir de  l’angoisse,des traumatismes et de la dépression   

  L’intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires E. M. D. R.©  
 l      Le choc traumatique est un événement qui vient changer profondément notre vie en modifiant notre comportement naturel par des troubles tels que l’insomnie, les migraines,  les cauchemars, les angoisses, etc.…   


Le syndrome post–traumatique:     

C'est un ensemble de signes caractéristiques d’une modification du comportement d’une personne ayant été exposée à un événement traumatique.     
 Les personnes souffrant de syndrome post-traumatique font HUIT fois plus de tentatives de suicide que le reste de la population. l            
 « Post traumatic stress disorder in the community » 1991 Psychological médecine 21 – pages 713 - 721    


LES SYMPTÔMES:

1  A)La personne a été exposée à un événement traumatique. 
  
 l   B) L’évènement traumatique est constamment revécu, de l'une (ou de plusieurs) des façons suivantes: 

 l .1. souvenirs répétitifs et envahissants de l’évènement provoquant un sentiment de détresse et comprenant des images, des pensées ou des perceptions. 
Note: Chez les jeunes enfants, jeux répétitifs exprimant des thèmes ou des aspects du traumatisme.
 l             2. rêves répétitifs concernant l'événement provoquant un sentiment de détresse. Note: Chez les enfants, il peut s'agir de rêves effrayants sans contenu reconnaissable. 
 l             3. impression ou agissements soudains "comme si" l'événement traumatique allait se reproduire (incluant le sentiment de revivre l'événement, des illusions, des hallucinations et des épisodes dissociatifs (flash-back), y compris ceux qui surviennent au réveil ou au cours d'une intoxication).
 l             Note: Chez les jeunes enfants, la remise en action peut se produire.
l             4. sentiment intense de détresse psychique lors de l'exposition à des indices internes ou externes évoquant ou ressemblant à un aspect de l'événement traumatique (par ex., les dates anniversaires, le temps froid ou le temps chaud, la neige, certains endroits, certaines scènes à la télévision, etc.). 
 l             5. réactivité physiologique lors de l'exposition à des indices internes ou externes pouvant  évoquer ou ressembler à un aspect de l'événement traumatique.  

 l            C) Évitement persistant des stimulus associés au traumatisme et émoussement de la réactivité générale (non présente avant le traumatisme) comme en témoigne la présence d'au moins trois des manifestations suivantes:   

 1. efforts pour éviter les pensées, les sentiments ou les conversations associés au traumatisme. 
 2. efforts pour éviter les activités, les endroits ou les gens qui éveillent des souvenirs du traumatisme. 
 3. incapacité de se rappeler un aspect important du traumatisme. 
 4. réduction nette de l'intérêt pour des activités importantes ou bien réduction de la participation à ces mêmes activités. 
 5. sentiment de détachement d'autrui ou bien de devenir étranger par rapport aux autres. 6. restriction des affects (par ex., incapacité à éprouver des sentiments tendres). 
 7. sentiment d'avenir "bouché" (par ex., penser ne pas pouvoir faire carrière, se marier, avoir des enfants, ou avoir un cours normal de la vie).   
 l             
D) Présence de symptômes persistants traduisant une activation neurovégétative (non présente avant le traumatisme) comme en témoigne la présence d'au moins deux des manifestations suivantes: 

1. difficultés d'endormissement ou sommeil interrompu. irritabilité ou accès de colère3. difficultés de concentration4. hypervigilance5. réaction de sursaut exagérée.  
 l             On parle de stress post-traumatique lorsque la perturbation entraîne une souffrance ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants. 
 l             Le souvenir de l'événement est souvent d'une extraordinaire précision. Les gens disent revoir la scène comme s'ils y étaient. Les images, le souvenir des cris, des odeurs, etc; semblent plus vrais que la mémoire ordinaire. Luc, par exemple, nous racontait comment il n'a qu'à "regarder" ces images pour nous dire combien il a fait de pas pour aller vers les victimes, etc..   
l             Les symptômes de stress post-traumatique sont, de l'avis de plusieurs chercheurs, le résultat de mécanismes d'adaptation de l'organisme. 
 l             Par exemple, les symptômes d'hypervigilance et autres symptômes de suractivation physiologique se produisent comme s'il fallait rester en alerte pour s'assurer de faire ce qu'il faut et de prévenir tout autre danger. L'émoussement des émotions et l'amnésie permettent de doser le stress à gérer, etc.. Le problème, quand on ne se rétablit pas, est que ces mécanismes se maintiennent alors qu'ils ne sont plus nécessaires et qu'ils présentent trop d'inconvénients.   
l             Il arrive que ces symptômes de stress post-traumatique soient accompagnés de symptômes physiques ou psychologiques d'anxiété ou de panique (il s'agit d'hyperventilation) tels que:             
- palpitations,             
- battements de cœur ou accélération du rythme cardiaque, 
 l            tremblements ou secousses musculaires, 
 l            sensations de "souffle coupé" ou impression d'étouffement, 
 l            sensation d'étranglement, 
 l            douleur ou gêne thoracique, 
 l            nausée ou gêne abdominale, 
 l            sensation de vertige, d'instabilité, de tête vide ou impression d'évanouissement, l            déréalisation (sentiments d'irréalité) ou dépersonnalisation (être détaché de soi), l            peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou, 
 l            peur de mourir, 
 l            sensations d'engourdissement ou de picotements, 
 l            frissons ou bouffées de chaleur (reproduit du DSM-IV, Critères d'une attaque de panique).
 l          Ses symptômes apparaissent en raison du blocage de la respiration qui se fait lorsque nous sommes anxieux. Ils sont désagréables et souvent inquiétants mais ne sont pas dangereux. 
Pour les atténuer, prenez le temps de respirer lentement et profondément. 
 
l          
DIFFICULTÉS ASSOCIÉES

        
Les réactions qui constituent ce qu'on appelle l'état de stress post-traumatique ne représentent souvent qu'une partie de la souffrance et des difficultés des victimes de catastrophes.
     
 Elles vivent souvent un pénible sentiment de culpabilité du fait d'avoir survécu, de ne pas avoir réussi à sauver des gens, par rapport à ce qu'elles ont dû faire pour sauver leur vie, pour ne pas avoir réagi comme elles auraient voulu, etc.. Lorsqu'elles sont victimes d'un acte criminel, elles vivent souvent de façon intense une grande révolte, de l'agressivité, un désir de vengeance et un sentiment d'injustice.  
 l           Les victimes souffrent souvent aussi d'un sentiment d'incommunicabilité.          Leur expérience, les émotions vécues et leurs réactions sont tellement hors du commun, intenses et inconnues jusqu'à présent que les mots sont difficiles à trouver pour décrire ce qui est vécu, surtout pour les gens qui sont de nature un peu renfermée. Il est souvent difficile pour l'entourage de réaliser ce que la personne vit. Il vient souvent un temps où la victime se fait dire "reviens-en; oublie ça, secoue-toi."          
Nos clients souffrant d'un stress post-traumatique sévère nous disent à peu près tous que, même si l'entourage offre une bonne écoute, il vient un moment où ils ne veulent plus en parler, ils ne veulent pas imposer cette lourdeur à leur entourage. Le (la) psychologue est souvent la personne à qui on continue à en parler, à qui on réussit de plus en plus à exprimer   
 l         La vision du monde et de la vie est souvent affectée. Le monde n'est plus aussi sûr. Il devient plein de dangers, de méchancetés, etc., selon le traumatisme vécu. Plus la vision du monde était incompatible avec l'événement, plus le choc est grand. Chez les gens qui ont vécu des traumatismes chroniques (abus, violence conjugale, etc.) particulièrement, les croyances qui se rapportent à soi et aux autres ainsi que la capacité de faire confiance sont très affectées. 
 l           Par ailleurs, mentionnons que les gens souffrant d'un stress post-traumatique doivent parfois vivre, en même temps, le deuil de personnes chères, le deuil de leur propre santé, des douleurs constantes, des problèmes financiers, des tracasseries judiciaires, etc..                   


   E M D R
(Eye-Movement desensitization and reprocessing)  
 
 Mode d’action :     
         
En reproduisant un phénomène physiologique qui se déroule pendant la phase de rêves du sommeil, la thérapie EMDR permet au cerveau d’entrer en auto-guérison, comme le corps se soigne lui-même en cas de blessure. Les décharges neuronales des mouvements oculaires rapides (comme un courant de faible voltage) pourraient avoir un effet inhibiteur sur l’emplacement où le choc traumatique est emmagasiné, inversant la pathologie neuronale comme cela se passe dans le sommeil paradoxal.    
    
La thérapie EMDR a pour objectif d’aider les consultants à produire des effets aussi profonds et durables que possible, tout en se sentant en sécurité, en équilibre et maîtres d’eux-mêmes. 

 Francine SHAPIRO   théorie in « Des yeux pour guérir » Ed. du Seuil 

Quelques Etudes cliniques publiées
 -       INSERM Psychothérapie : trois approches évaluées, INSERM, Unité d’évaluation et d’expertise collective, 2004 PARIS 
 -                 American Psychiatric Association Washington : Guidelines for the Psychiatric Treatment of Accute Stress Disorder and Postraumatic stress Disorder R. URSANO and Workgroup 2004 Washington 
 -                 M.J. MacCulloch and A.L. Barrowcliff « A theoretical perspective on EMDR » 2001 Londres   

EMDR
Les 8 phases d’une thérapie   
Les 8 phases comprennent :     
 Phase 1 - le relevé de l’histoire du client et un prévisionnel du traitement,   
 Phase 2 - la préparation,   
 Phase 3 - l’évaluation,   
 Phase 4 - la désensibilisation,   
 Phase 5 - l’installation,   
 Phase 6 - le scanner du corps,   
 Phase 7 - la clôture,   
 Phase 8 - la réévaluation.     

Phase 1 : l’histoire du consultant  l          Au cours de la première phase,       le thérapeute fait un relevé approfondi de l’histoire du consultant et élabore un plan de traitement.  
Phase 2 : La préparation  l          C’est la phase importante qui consiste à établir une relation de confiance entre le thérapeute et son client.  
Phase 3 : identification des aspects de l’objectif  l          Pour le consultant, il s’agit de sélectionner une image ou une scène de l’événement traumatique  
Phase 4 :phase de désensibilisation  l          Elle est centrée sur l’émergence des émotions et des sensations perturbantes ressenties par le consultant.  
Phase 5 : l’installation  l          L’installation a pour but de mettre en place l’opinion positive identifiée pour remplacer l’opinion négative de départ.  
Phase 6 : le scanner du corps  l          Il s’agit, pour le client, de repérer les tensions résiduelles dans son corps  
Phase 7 : la clôture  l          Cette phase permet de s’assurer que le consultant, en quittant la séance, se sent mieux qu’à son arrivée.  
Phase 8 : la réévaluation  l          A chaque séance suivant la thérapie  E M D R, la phase 8 consiste à vérifier les résultats positifs acquis.